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Ordination de Louis-Philippe Provost
« Cela me rend heureux d’être proche des gens en paroisse ! »

Nouvelles 2019-11-25
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Louis-Philippe Provost, 35 ans, aime être proche des gens. Tel un Bon pasteur, celui qui a été ordonné le 24 novembre dernier estime que vivre une disponibilité, une proximité et une fraternité avec les paroissiens est une priorité pour lui. Cet aspect communautaire en paroisse lui procure le sentiment de vivre le tournant missionnaire avec les paroissiens.

C’est à l’église Saint-Isaac-Jogues, à Asbestos, qu’a eu lieu l’ordination presbytérale de Louis-Philippe Provost. C’est en ce même lieu qu’il a été ordonné diacre le 31 mai dernier.

Louis-Philippe raconte qu’il a eu une enfance très heureuse dans la foi. «  À partir de 13 ans, j’ai vécu 7 ans de misère. J’ai décroché à l’école et je vivais un grand vide intérieur que j’ai essayé de combler par toutes sortes de moyens néfastes. »

À ce moment, il se souvient de la foi de son enfance et commence à assister à la messe en s’asseyant tout au fond de l’église. La rencontre avec certains prêtres marque son cheminement.

L’appel

À 23 ans, il assiste au Concile des Jeunes, un rassemblement organisé par la Famille Marie-Jeunesse. Cet événement est marquant dans son cheminement. « La confession à la fin de cette fin de semaine est venue sceller tout ce que je venais de vivre. J’ai ensuite réalisé que j’étais transformé », dit-il.

Louis-Philippe se souvient d’une phrase que saint Jean-Paul II utilisait pour définir le rôle du prêtre : « Le prêtre est un homme pour les autres. » Cette phrase est au cœur de son de son appel à la prêtrise.

« Où Dieu me veut-il ? » C’est la question que Louis-Philippe se pose. Dès sa rencontre avec la Famille Marie-Jeunesse, il veut s’engager dans cette communauté nouvelle. Sous les recommandations de la communauté, il termine son secondaire et vit ensuite une année au presbytère de Coaticook. Cette expérience confirme qu’il est appelé à être prêtre diocésain.

En même temps, sa spiritualité s’apparente à celle de personnes en communauté qui vivent un grand désir de prière et de contemplation, proche du Carmel. « C’est possible de vivre cette spiritualité comme prêtre diocésain. C’est un besoin vital d’avoir des pasteurs priants, cela se ressent. Un paroissien m’a dit que mes homélies sont priantes. C’est le plus beau compliment que l’on peut me faire parce que je veux leur donner le goût de la prière, de la rencontre avec Jésus. »

Il considère que dans le contexte actuel, on ne peut pas se passer de prier. Cet enracinement dans notre relation avec Jésus est vital. « On est face à un mouvement de contre-culture chrétienne. Le mercredi soir après la catéchèse, je m’en vais prier. C’est tellement renouvelant que le lendemain quand je me réveille je me sens bien ! Il y a quelque chose de réel qui se passe au niveau humain. »

Don de soi

Cette vocation est une réponse concrète à sa quête. «  Pour moi, le bonheur est dans le don de soi. En donnant, on reçoit beaucoup plus. Cela nous rend heureux. »

Louis-Philippe Provost est convaincu que quand le Seigneur nous appelle, Il nous met dans un contexte pour qu’on exploite nos charismes d’animation, d’enseignement et d’évangélisation. « L’évangélisation est au cœur de ma spiritualité parce que lors de ma conversion cela a été un élément très fort. Aujourd’hui, je me sens privilégié parce que je ne me pose pas la question d’évangéliser ou pas, cela vient naturellement, avec authenticité. C’est un don de Dieu. »

Un long parcours

« Être un séminariste ne suffit pas, il faut être un saint séminariste! », disait Louis-Philippe aux autres séminaristes. Ses huit années au Séminaire de Montréal lui ont parues longues, mais il ne regrette rien. Il se souvient que l’attente était exigeante parce qu’il y a un travail continuel sur soi. Un de ses compères disait même que seuls les astronautes travaillent davantage sur soi dans la société ! Les évaluations sont présentées comme des pistes de croissance.

« Je garde un grand respect pour ceux qui m’ont accompagné au grand séminaire. » Son cheminement l’amène à East Angus pour une année de stage. Il fait aussi une année à la Bande FM à Montréal, une école de foi et de mission; il s’agit d’une année de réflexion et de discernement. Son sujet de maîtrise correspond à cette expérience : créer une fraternité de jeunes comme disciples missionnaires.

Sa dernière année de stage s’est déroulée à Asbestos, en milieu semi-rural où il est plus facile d’intégrer des milieux sociaux qu’en ville d’après Louis-Philippe. Par exemple, il joue au hockey avec des jeunes depuis un an. Il considère que c’est un espace d’évangélisation. « Le premier baptême que j’ai célébré est celui de l’enfant d’un gars avec qui je joue au hockey. C’était beau ! », ajoute-t-il avec une certaine émotion.

Pour voir la vidéo de l'ordination

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