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Semaine québécoise des familles
Papy à temps plein

Nouvelles 2020-05-14
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Dans le cadre de la Semaine québécoise des familles qui se déroule du 10 au 17 mai 2020, l’archidiocèse de Sherbrooke s’intéresse à la réalité de toutes les familles.

Pour l’occasion, nous avons demandé à quatre familles de nous raconter ce que leur inspire la thématique de cette année « Concilier famille et travail : ensemble, c’est possible! ». En période de confinement, cette réalité prend une toute autre allure!

Du mardi 12 mai au vendredi 15 mai, vous pourrez lire leur histoire.

Dès que les garderies ont fermé, avant même qu’il soit interdit aux grands-parents de garder leurs petits-enfants, je me suis retrouvé tout d’un coup gardien de mes petites-filles (1 an, 2 ans et 4 ans). Mes filles ont sauté sur l’occasion quand je leur ai proposé de leur rendre ce service afin qu’elles puissent aller travailler en toute quiétude.

J’étais bien occupé le jour : aller au parc, changer les couches, donner des collations, faire manger, jouer à cache-cache… et puis le soir je courais au supermarché pour préparer les lunchs et repas du lendemain.  Quelle joie d’être le papou préféré de mes petites-filles!  J’ai ressenti beaucoup de bonheur à profiter de leurs câlins (ce qui n’était pas interdit à l’époque!). 

Mais sept jours après, lorsque le gouvernement a parlé de confinement des régions, ma fille qui habitait à Ottawa a eu peur d’être séparée de son mari qui travaillait là-bas. Elle est donc partie avec ses deux filles pour faire du télétravail et rester confinée avec sa petite famille dans un petit logement! Finis les câlins avec mes petites-filles!

Moi, de mon côté, je vivais confiné avec mon épouse et notre fils, tous les deux en chômage temporaire. 24 h sur 24, nous avons dû respecter la bulle de chacun : s’apprivoiser au début, développer plus de complicités et faire preuve de patience avec le confinement qui traîne en longueur.

Pour nous occuper, nous avons bénévolé à distance. Et puis le soir, nous avons entrepris des parties de scrabble et je me suis fait battre plus d’une fois! Et puis, quand Simone (2 ans) venait me faire un petit coucou à distance dans la cour extérieure, elle ne comprenait plus pourquoi son papy ne se penchait plus pour la prendre dans ses bras, la lever dans les airs et la dorloter à n’en plus finir!  

Depuis cette semaine, les garderies recommencent à ouvrir et notre fille Sherbrookoise hésite à y envoyer sa petite de 2 ans. Devinez ? Papy et mamie sont encore au rendez-vous! L’après-midi, pendant que ma fille retourne au bureau, nous gardons Simone. Dès son arrivée, sa première question est : « il est où papy ? » et puis après la sieste : « papy va jouer à cache-cache avec MOI! » et dans la cour : « ça va papy ? »

Le coronavirus n’a pas altéré mon bonheur!  J’ai découvert la spontanéité, l’émerveillement des petits enfants!  Je suis subjugué quand je vois Simone se concentrer pendant deux minutes pour tenter de comprendre comment détacher un dernier raisin de sa grappe! Je suis fasciné de voir la motricité de ses petites mains pour y parvenir. Je l’applaudis et elle est aux anges : « Bravo, Simone! Quel beau travail! »  Je saisis le sentiment de Jésus lorsqu’il dit : « Laissez venir à moi les petits enfants! » C’est franchement une chance qu’on s’a (comme dit Jean-Pierre Ferland) de vivre de si beaux moments! J’en profite au maximum jusqu’au 1er juin. Mon travail là-dedans ? Il est devenu très secondaire… Il a pris la dernière place.

Marc, le papy adoré de ses petits-enfants

130, rue de la Cathédrale
Sherbrooke (Québec)  J1H 4M1

Téléphone  : 819 563-9934
Télécopieur : 819 562-0125

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