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Mettre fin à la pauvreté

Nouvelles 2019-10-17
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Le 17 octobre dernier, 5 organismes communautaires étaient rassemblés afin d’identifier des problématiques qui accentuent la pauvreté. Ces porte-paroles souhaitaient faire comprendre aux candidats des élections fédérales que s’ils sont élus, il faut remédier à ces iniquités. Le nouveau gouvernement devra agir rapidement et permettre à toutes les personnes de vivre dans la dignité.

Mme Caroline Dostie, responsable de la Mission sociale à l’Archidiocèse de Sherbrooke, était sur place pour souligner la journée du refus de la misère (ayant lieu le 17 octobre) ainsi que pour démontrer la solidarité de l'Archidiocèse dans cette lutte contre la pauvreté.

« En 2016, le revenu moyen des femmes de 65 ans et plus était de 29 500$, alors que celui des hommes était de 48 500$. N’oublions pas que c’est la participation au marché du travail qui influence les revenus obtenus à la retraite. Alors, les femmes reçoivent un montant moins élevé que leurs homologues masculins en raison du type d’emploi qu’elles occupent, de leur situation matrimoniale, des congés de maternité, etc. », mentionnait Mme Marianita Hamel de Concert’action Femmes Estrie.

Pour M. Sylvain Janvier du Mouvement des Chômeurs et Chômeuses de l’Estrie (MCCE) : « Ce n’est pas avec un régime désuet d’assurance-chômage qui ne protège qu’environ 40% des victimes du chômage que le Canada peut prétendre s’attaquer à la misère. Il dirige volontairement 60% des sans-emplois vers la précarité et la pauvreté. »

Il y a aussi les privations que doivent subir les personnes en situation de pauvreté. Selon M. Mario Mercier de l’Association des locataires de Sherbrooke : « De peur de se retrouver à la rue, les ménages locataires paient d’abord le logement, et se privent ainsi de d’autres besoins essentiels comme la nourriture et les médicaments. »

L’une des manifestations extrêmes de la pauvreté est l’itinérance. Ce que nous dit M. François Lemieux, de la Chaudronnée :

« L’itinérance brise des vies, des familles renvoie les individus dans une situation de survie, ne sachant pas de quoi sera composé demain. Personne n’est à l’abri de se retrouver un jour ou l’autre dans une telle situation. »

Mme Line Marcoux du Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté rapporte que le seuil officiel de sortie de pauvreté mis en place par le gouvernement libéral est la Mesure du Panier de Consommation. Combler ses besoins de base, ce n’est pas encore être sortiE de la pauvreté, mais plutôt marcher constamment sur un fil tendu pour éviter de se retrouver en « déficit humain ».  Cette mesure permet d’atteindre « un niveau de vie modeste », selon Statistique Canada. La MPC correspond donc au « mini-minimum », autrement dit juste se sortir la tête hors de l’eau, et qu’à la moindre difficulté comme un bris d’appareil électroménager, augmentation de loyer,  augmentation de tarifs d’électricité, frais dentaires, etc.  la personne se retrouve de nouveau submergée.

Les personnes intéressées à démontrer leur solidarité ont aussi participé à la nuit des sans-abris qui avait lieu le 18 octobre au Marché de la gare de Sherbrooke. 

130, rue de la Cathédrale
Sherbrooke (Québec)  J1H 4M1

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