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Les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie
Encore présentes, mais autrement !

Publié le : 2017-10-12 a 10h50 | Catégorie : Nouvelles

Photo: La communauté et le noviciat en 1908. Photo : Centre d’archives du S.S.C.M

Les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie comptent aujourd’hui 157 ans d’existence. Nous soulignerons, en octobre 2017, le 125e anniversaire de l’arrivée des premières sœurs à Saint-Éphrem de Beauce.

En 1860, à Paris, le père François-Jean-Baptiste Delaplace de la Congrégation du Saint-Esprit est pris de compassion pour de jeunes orphelines. Conscient qu’il ne peut lui-même les prendre à charge, il fait appel à une jeune ouvrière, Jeanne-Marie Moisan.

Très rapidement de jeunes filles se joignent à elle et c’est ainsi que se fonde la congrégation.

Spiritualité

La spiritualité de notre Congrégation est inspirée de celle du XVIIe siècle. Le père Delaplace exhorte ses filles spirituelles à « vivre en constante recherche de la volonté de Dieu ».

Dans les événements, Jeanne-Marie Moisan s’est montrée fidèle à ce discernement du « bon vouloir de Dieu », expression chère à notre fondateur.

Avant son décès, il prendra soin de laisser à ses filles un testament spirituel, les invitant à vivre de « l’Esprit de foi, l’Esprit de sacrifice et l’Esprit de famille ».

En sol québécois

Les premières Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie arrivent à Saint-Éphrem de Beauce en 1892 pour se vouer à l’éducation chrétienne des enfants par l’enseignement dans les écoles primaires et secondaires en milieux moins favorisés et éloignés des grands centres.

À la même époque naissent les pensionnats qui recevront des enfants en grand nombre.

L’éducation chrétienne demeurera toujours notre priorité même si, à cette époque, nous nous consacrons à d’autres œuvres : services hospitaliers, soutien des maisons de retraites, des séminaires, des presbytères ou service en pays étrangers.

Encore aujourd’hui, l’évangélisation, chère au pape François, devient pour nous la priorité à privilégier en partenariat avec nos frères et sœurs laïques.

Nous nous engageons avec eux pour un service dans les communautés chrétiennes, soit par une présence dans les milieux éloignés et moins favorisés ou en acceptant d’autres responsabilités pastorales.

Nous sommes très attentives à la cause des femmes dans le besoin et à la condition des personnes immigrantes. En ce sens, nous sommes fières d’offrir nos services pour aider les organismes communautaires de nos milieux respectifs.

Ces divers engagements sont soutenus par la prière de nos sœurs aînées et malades dont c’est la mission.

D’après le texte de Fernande Dionne

Sœur Servantes du Saint-Cœur de Marie

 

Toujours impliquées en Estrie

Même si elles n’ont plus d’œuvres qui leur appartiennent dans la région, les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie sont toujours actives en Estrie.

« Nous nous insérons dans différents groupes ou organismes, raconte sœur Thérèse Bourque. Nous nous impliquons selon nos possibilités, car la mission n’a pas d’âge. On va jusqu’au bout, tant et aussi longtemps qu’on est capables de le faire. »

En Estrie, les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie se sont d’abord installées à Ste-Cécile-de-Whitton, près de Mégantic. C’était en 1952. Puis, on les a vues s’établir ailleurs dans la région ; Johnville, Sherbrooke et Waterville. C’est à ce dernier endroit qu’elles ont fondé le Collège François-Delaplace.

« L’école ne nous appartient plus, mais on continue d’y véhiculer nos valeurs de congrégation. Une religieuse passe du temps avec les filles sur l’heure du dîner. Elles l’appellent grand-maman », raconte Sr Bourque.

D’autres membres de la communauté donnent de leur temps auprès du Service d’Aide aux Néo-Canadiens, de Moisson Estrie, de la Chaudronnée, notamment. Elles s’impliquent aussi auprès des Résidences Monchénou ou en rendant visite aux personnes seules, âgées ou malades. Et c’est sans compter que les membres de la congrégation se font toujours un devoir de participer aux différentes activités dans leur communauté, qu’il s’agisse de fêtes de voisins ou de rendez-vous lancés par un club FADOQ.

« Nous sommes reconnues pour notre esprit de famille et notre simplicité. On essaie d’être présentes pour les gens, pour les laissés-pour-compte. On devient comme une sécurité pour certains, un lieu de confiance. Ils peuvent nous parler. On n’a pas de parti pris, pas de jugement de valeur. Les gens sont contents quand on arrive. »