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Dépannage alimentaire
Un service de proximité

Publié le : 2018-01-11 a 07h47 | Catégorie : Nouvelles

Louis Bureau, Judith Cutts et Jeanne Kouassi s’engagent dans le service de dépannage alimentaire de la paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours.

Texte tiré de la revue Ensemble-Hiver 2017

Auteure: Eliane Thibault

À l’heure où des organisations se dévouent entièrement à fournir de l’aide alimentaire aux personnes dans le besoin, plusieurs se tournent encore vers l’Église pour obtenir des denrées. La paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours de Sherbrooke offre ce service ponctuel pour les paroissiens qui vivent une mauvaise passe.

Louis Bureau, Judith Cutts et Jeanne Kouassi ne sont ni travailleurs sociaux ni psychologues. Malgré tout, ces trois bénévoles ont décidé de prendre le temps d’écouter chacune des personnes à l’origine de ces demandes d’aide.

« Nous sommes une église et la mission de l’Église est d’aider. Aider son prochain est pratiquement une obligation. Une Église est charitable, une Église est ouverte, une Église aide les plus démunis. Tant que nous aurons la possibilité de remplir cette mission, nous le ferons », raconte Jeanne Kouassi.

Des histoires de toutes sortes sont entendues entre les murs du presbytère de la rue de l’Ontario. Des familles prestataires de programmes d’aide sociale, subissent les contrecoups d’une dépense imprévue, des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale ou des détenus nouvellement libérés qui n’avaient jamais eu à gérer un budget viennent demander de l’aide.

Ce service est également considéré comme étant un aide de proximité pour le voisinage. En effet, certains résidents du secteur peinent à trouver les 3, 30 $ nécessaires pour payer leur transport en autobus vers les organismes qui pourraient les aider.

Règles

Ici, aucune gestion de denrées. Le comité a pris entente avec une épicerie du secteur qui fournit la nourriture selon les goûts et besoins du demandeur et d’après le budget alloué.

L’équipe s’est donné comme règle d’offrir un maximum de trois dépannages par année à la même personne. Les rencontres organisées ont pour objectif d’aider la personne à s’aider afin qu’elle puisse se sortir de sa situation problématique.

Les bénévoles sont ainsi en mesure de diriger les demandeurs vers différentes ressources ou de leur faire prendre conscience de certaines lacunes de leur budget.

« Des fois, pendant la conversation, ils vont se rendre compte que le loyer est trop cher. Si la personne fume, elle va tenter de couper la cigarette. Ils voient qu’il y a des solutions et qu’ils peuvent faire quelque chose », explique Judith Cutts.

Besoin de transport

En rencontrant ces personnes dans le besoin, le comité constate que l’accessibilité au transport est définitivement reliée à l’alimentation. Les membres estiment que les chercheurs d’emploi ou les bénéficiaires de l’assistance sociale auraient avantage à bénéficier d’un tarif réduit.

Cette accessibilité leur permettrait d’obtenir plus aisément l’aide nécessaire pour se nourrir et trouver de l’emploi.

« Certains croient que d’acheter une voiture leur permettra de trouver de l’emploi plus facilement. Ils n’ont pas beaucoup de sous, achètent une voiture sur laquelle ils mettent des réparations et finalement ils doivent l’abandonner en ayant tout perdu leur argent », cite en exemple Louis Bureau.

Ce dernier mentionne qu’aider les gens qui ont des problèmes de mobilité créerait également la bonne habitude d’utiliser le transport en commun, ce qui serait un net avantage pour l’environnement.